La langue-pensée bio-organique de la Chine

par Elisabeth Martens, le 24 juillet 2020

« Écologie » se dit « sheng tai, 生态 » en chinois, ce qui se traduit littéralement par « attitude vis-à-vis du vivant », un mot qui s'est récemment introduit dans le vocabulaire courant et qui rappelle aux populations chinoises leur tradition agraire, leurs techniques millénaires respectueuses de l’environnement naturel et social, leur lien ancestral à la nature et le caractère organique de leur pensée.

"La protection de l'environnement en Chine", un texte de 1980

par Elisabeth Martens, le 25 mai 2020

Pourquoi publier un texte de 1980 en 2020 ? Tout d'abord pour montrer que les préoccupations écologiques ne sont pas neuves en Chine, ensuite pour montrer que la Chine d'il y a 40 ans pensait avoir beaucoup à apprendre de nos pays "développés", et enfin pour montrer que la plupart des défis écologiques décrits par la Chine en 1980 ont été relevés.

Même si la croissance économique des "trente glorieuses chinoises" a freiné ces premiers élans écologiques, les défis climatiques actuels sont tels que la Chine s'est vue obligée de revenir à ses objectifs premiers de "progresser simultanément sur les fronts écologique et économique".

Pensée chinoise, pensée écologique

par Élisabeth Martens, le 12 mai 2020

Pourquoi la vie, pourquoi la mort, pourquoi l’être humain, pourquoi la conscience, pourquoi la souffrance, pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Autant de questions existentielles que se pose tout être humain, mais que la Chine, contrairement à l’Occident, a vite laissé au portemanteau des énigmes insolubles. En Chine, la question du "comment des choses" a rapidement supplanté celle du "pourquoi des choses" ; elle y a trouvé un avantage pratique, la pensée du lien, que nous appelons communément la pensée de l'écosystème.